Samedi 23 avril 2011
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Problématique
Les enfants sont perçus comme l’œuvre ultime de notre vie. Pire encore, ce n’est pas le bonheur de nos enfants l’important, mais leur
réussite sociale. Sans nous en rendre compte, ce sont notre ego et nos peurs qui gèrent l’éducation de nos enfants à notre place.
Notre ego
Nous nous projetons dans notre enfant. De manière inconsciente nous espérons que nos enfants nous ressembleront, mais en mieux.
Que se passe t’il si notre enfant à des aspirations très différentes des nôtres ? Que se passe-t-il si notre enfant nous déçoit
socialement ou travaille mal à l’école.
L’amour donné aux enfants peut-il être conditionné par les résultats scolaires ? Combien de parents font un chantage affectif en
espérant motiver les enfants à l’école. Combien d’enfants ne pensent être aimés qu’en fonction de leur bonne ou mauvaise note ?
Nos peurs
Avec la naissance de nos enfants naissent simultanément deux émotions. La première est l’amour inconditionnel pour le petit être qui vient
de naître. La seconde est la peur qu’il lui arrive malheur. Nous rechercherons alors toute notre vie à lui amener la sécurité, et ceci au détriment de son épanouissement personnel et
professionnel.
J’ai un exemple pour illustrer ceci. J’ai rencontré une artiste qui avait vécu une vie en dehors des conventions de notre société aussi bien
professionnellement qu’amoureusement. Elle est venue me voir, car elle était très soucieuse de l’avenir de son fils d’une vingtaine d’années qui ne trouvait pas d’emploi. Elle, qui avait vécu
heureuse en dehors des normes sociales voulait que son fils devienne fonctionnaire Il n’y a rien de plus rassurant qu’un poste de fonctionnaire, et peu importe que cela soit en adéquation avec le
bonheur et les potentiels de son enfant.
Comprendre que :
Entre 0 et 7 ans : c’est l’amour de la mère qui compte. L’enfant qui vient de naître a constamment besoin d’être rassuré et
aimé pas sa maman. Les failles dans l’amour de la mère entre 0 et 7 ans créeront les blessures de l’enfant devenu adulte.
Entre 7 et 14 ans : c’est l’amour et la force du père qui permettront à l’enfant de se structurer et de se propulser dans le
monde. Les failles dans l’amour du père entre 7 et 14 ans créeront les faiblesses de l’enfant devenu adulte.
Après 14 ans : c’est à l’enfant de trouver seule son identité. C’est à lui de trouver son chemin.
Il est important de ne pas se projeter dans les choix qu’il pourrait faire. Il ne s’agit pas d’abandonner son enfant, mais de lui accorder
ses premières libertés. De chercher à libérer ses potentiels plutôt que de le conditionner….
Comment recréer un lien qui a été brisé avec son fils ou sa fille. Est encore possible d’améliorer les choses quand la communication est
rompue dans le cadre familial ?
Je pense que oui, mais pour cela il faut accepter de changer, accepter qu’il y ait peut-être eu des failles dans l’éducation que nous
pensions parfaite !
Nous pouvons en discuter en dehors de tout jugement afin de déterminer comment changer les choses aujourd’hui.