Samedi 5 décembre 2009
6
05
/12
/Déc
/2009
13:34
J’ai parfois eu du mal à retirer un blocage suite à un décès. Certains patients évacuent facilement leur peine et d’autres résistent. J’ai
trouvé deux facteurs de résistance.
1) Les actes manqués : Certaines personnes ont de lourds regrets par rapport au défunt. Il s’agit souvent de blessures liées à toutes
ces choses non dites ou non accomplies durant la vie de l’être perdu. Pour faire sauter le blocage, le patient doit être capable de se pardonner à lui-même. C’est la seule voie vers la guérison,
mais c’est un travail long que certaines personnes ont d’abord du mal à accepter.
2) La culpabilité liée à la peine : Note société occidentale associe décès et peine. Nous imaginons à tort que l’un ne peut pas aller
sans l’autre. Certains patients se raccrochent à leur peine, car ils se sentiraient coupables de ne pas éprouver ce sentiment pour le défunt. Penser à un être disparu en souriant est quelque
chose d’impensable dans l’idée commune, voire choquant pour « la morale ». Pourtant, les défunts n’aiment pas nous sentir attristés par leurs départs et préfère entretenir avec nous des
liens d’amour.
Par Michael
-
Publié dans : Guérison
2
Merci de votre commentaire
Vous avez raison la souffrance liée à la séparation et au manque d’un être aimé peu être extrêmement pénible. Cependant, rester dans la peine c’est resté dans la souffrance.
Posez-vous simplement la question : si vous-même, vous étiez décédé et que vous aviez la possibilité de continuer à observer le monde, préféreriez-vous que vos proches vous regardent avec peine ou avec amour ?
Il est aussi possible d’imaginer que l’être que l’on a perdu n’a pas complètement disparu. Une partie reste auprès de nous, alors pourquoi ne pas garder le contact en communiquant simplement avec lui ou elle par la pensée, parole ou autre….
Cdt